Je vous fais grâce des habituelles contorsions de covoit… on finit à 5 ADS dans le carrosse de Jean-Philippe. Lionel, Éric, Jean Phi, Thomas et moi. Sur l’ autoradio,
c’est brame du cerf pendant toute la route. Il est comme ça Jean-Phi. Cela couvre à peine tout le mal qu’on peut dire de tous ceux qui ne sont pas là. Direction la Mecque du vol libre : Eaux-Puiseaux, alias « boue et lumière ». Hop hop, tout le monde rapidement en l’air, 20min plus tard extraction à 4. 1300 m au-dessus, des trucs cotonneux blanc-gris. Étrange… certains iront voir dedans.

Hop, Hop, 3 - 4 thermiques plus tard on pose avec Éric sur l'aérodrome de Celles-sur-Ources qui nous tend les bras. Un aérodrome sous nos pieds ?! Étrange non ? Thomas posé pas loin.

La journée et ce CR commencent vraiment maintenant.
Tandis qu’on se félicite avec Éric d’être tellement bons… une vieille estafette fonce sur nous. Dedans 2 papis farouches... Va-t-on se faire pourrir pour avoir posé sur la piste ? Que nenni ! Ils nous invitent à visiter leur tanière pleine de machines volantes. Ils tentent de nous vendre un Sinus Pipistrel (en photo). Pas de bol, j’ai laissé ma CB dans la voiture.

La voiture… justement, parlons-en !
On enclenche illico la stratégie 4P : Pauvre Petit Parapentiste Perdu loin de sa voiture. Objectif : se faire ramener. Cela marche un peu. On se fait descendre sur la
route de Troyes. En chemin, on croise un étrange vélo géant fait de bouteilles de champagne. Bizarre… un bug dans la matrix?
Notre papi volant nous explique qu’on est sur le parcours de la mythique étape des chemins blancs du tour de France. Des trémolos dans sa voix trahissent son émotion.

Au bout de 10min, une BMW rutilante conduite par une nymphette s’arrête ! Jamais vu ça en 20 ans de stop. Un doute m’assaille : est-ce un rêve éveillé ? est-ce grâce au regard bleu lagon d’Éric? ou… suis-je mort !?

Quoi qu’il en soit, on arrive à Bar-sur-seine. On passe devant un espèce de manoir hanté, fierté de la ville nous dit la nymphette (?!?) …

 

… puis elle nous affirme doctement que le meilleur endroit pour le stop, c’est devant les pompes funèbres. OK, je suis bien mort en fait. On tente d’arrêter quelques corbillards pressés… sans succès. 30min plus tard une Clio avec un jeune athlète s’arrête pour nous. Il nous emmène à Troyes. Il va voir le match de rugby de son équipe. On arrive à la mi-temps. A peine le temps de siroter un soda à la buvette et nous voilà dans les tribunes à soutenir notre nouvelle équipe de cœur : Saint-André-les-Vergers.

Pendant ce temps, Saint Lionel, notre sauveur resté sur site, fait la voiture balais et récupère tout le monde dans l'axe de la dérive. Fin de la journée.
Au retour : brame du cerf et congratulations. Je suis bien vivant… et même un peu plus qu’au départ ! Grand merci à tous les protagonistes de la journée.

Jean-Marc